Shakuhachi Concerto

I had never encountered any Japanese traditional music or instruments while I was growing up in Japan. Then, out of the blue, about 6 or 7 years ago, I started to be asked quite frequently to write for Japanese traditional instruments. So these extremely old instruments are actually new instruments for me.

My solo shakuhachi piece “Korkoroko” was written for Dozan Fujiwara, probably the most known shakuhachi player today. After its premiere, I knew I wanted to develop this piece into a concerto so
I was delighted that I had the opportunity to do this, thanks to the offer of a commission from the Orchestre national de Bretagne.

As well as the uniqueness and ancient traditions of the shakuhachi, I was also inspired by undersea photographs by Nicolas Floc’h. I have always been fascinated by the undersea world, and his black and white photos - taken from the perspective of an oceanographer as well as a photographer -captured a world I didn’t know before. It is as if there is a breeze of air bubbling between the and bottom of ocean, and as if the surface of the water is the sky: like a sort of up-side down world. Or maybe it is us who are in the up-side down world.

Dai Fujikura (Edited by Alison Phillips)




作曲にあたり、尺八のユニークさと伝統だけでなく、海洋写真家Nicolas Floc’h氏の作品にも触発された。

藤倉 大



藤倉 大

Durant mon enfance au Japon, je n’ai pas eu la connaissance de la musique traditionnelle japonaise et de ses instruments.
Mais ces six/sept dernières années, on m’a subitement et assez fréquemment demandé d’écrire pour des instruments traditionnels japonais. Ces instruments extrêmement anciens sont donc assez nouveaux pour moi.

J’ai composé un solo de shakuhachi (flûte japonaise) appelé « Korkoroko » pour Dozan Fujiwara, probablement le joueur le plus célèbre de shakuhachi au monde. Après sa première, j’ai souhaité poursuivre la création de cette œuvre et créer un concerto. Grâce à la commande de l’Orchestre National de Bretagne, j’ai pu mener à bien ce projet avec mon plus grand bonheur.

Outre l’unicité de cet instrument et la tradition du shakuhachi, je me suis inspiré des photographies sous-marines de Nicolas Floc’h. J’ai toujours été fasciné par le monde sous-marin, même si ses photos en noir et blanc, en tant qu’océanographe également, ont capturé le monde que je ne connaissais pas auparavant. Cela ressemblait à une sorte de brise d'air passant entre le fond de l'océan et le "ciel" qui est la surface de l'eau.

Une sorte de monde à l'envers - ou peut-être est-ce nous qui sommes le monde à l’envers.

Daï Fujikura